Molinari Seriel vert bleu c-2
Guido Molinari, “Sériel vert-bleu; partie c.”, 1968, acrylique (collection de la Fondation Guido Molinari)

McKinley, Maxime : Espaces fictifs (2019-2020)

Espaces fictifs est une pièce inspirée par diverses œuvres de Guido Molinari (1933-2004) et des fructueux échanges d’idées du peintre avec la théoricienne de l’art Fernande Saint-Martin (1927-2019), qui fut son interlocutrice privilégiée dès ses débuts. Je me suis notamment intéressé à la réversibilité, aux juxtapositions et aux superpositions de motifs simples constamment reconfigurés, ainsi qu’à la notion d’intervalle rythmique en tant que distance ou écart plus ou moins grand qui sépare un élément et sa récurrence. Je me suis aussi inspiré du dynamisme des contrastes très marqués ou, au contraire, des transformations extrêmement subtiles; des orientations horizontales, verticales ou diagonales; des continuums kaléidoscopiques jouant sur la mobilité des arrière-, moyen- et avant-plans; ainsi que des vibrations, des mutations et de l’énergie des couleurs.

Le titre, Espaces fictifs, est issu d’une expression souvent utilisée par Molinari. Par exemple, dans un entretien de 1995 avec Sandra Grant Marchand, il affirmait : « Par des contrastes chromatiques assez intenses, on en arrive à un espace dynamique, et le concept que j’ai posé, c’est que dans la perception, cet espace devient un espace fictif », avant de préciser que « le tableau est une construction, et le spectateur est en état de création lui-même ». Fernande Saint-Martin, comme écrivaine et théoricienne de l’art, a elle aussi beaucoup travaillé sur cette dimension « fictive » de la perception.

Espaces fictifs a été composée au cours de l’hiver 2019-2020, avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).

Maxime McKinley

Pour se procurer la partition:

info@maximemckinley.com

Maxime McKinley (1979)

Maxime McKinley est né en 1979 dans les Cantons de l’Est (au Québec), et vit à Montréal. Il a obtenu, en 2004, Le Prix avec grande distinction du Conservatoire de Montréal, où il a étudié la composition avec Michel Gonneville. En 2009, il a complété son doctorat en composition à l’Université de Montréal, sous la direction d’Isabelle Panneton. Depuis 2007, il séjourne régulièrement à Paris, où il s’est notamment perfectionné auprès de Martin Matalon et de Gérard Pesson.

Maxime McKinley a reçu des commandes de plusieurs ensembles et organismes d’horizons très variés, allant de la musique contemporaine spécialisée à l’orchestre symphonique, d’instruments anciens aux collaborations multidisciplinaires. Ses œuvres ont été interprétées, entre autres, par l’Orchestre symphonique de Montréal (Kent Nagano), l’Orchestre Métropolitain (Dina Gilbert), le Calgary Philharmonic Orchestra (Gary Kulesha), l’Esprit Orchestra de Toronto (Alex Pauk), Toronto New Music Concerts (Robert Aitken), le Toronto Symphony Youth Orchestra (Alain Trudel), l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal (Louis Lavigueur), le Camerata de las Américas (Jose Luis Castillo), Clavecin en concert (Luc Beauséjour), l’Orchestre de la francophonie (Jean-Philippe Tremblay), l’Orchestre de l’Université de Montréal (Jean-François Rivest), l’Ensemble Caprice (Matthias Maute), l’Ensemble contemporain de Montréal (Véronique Lacroix), Transmission, Meitar Ensemble, le Quatuor Bozzini, le Quatuor Molinari, le Nouveau Quatuor à cordes Orford, le Quatuor Tana, le Trio Fibonacci, le Trio Hochelaga, les duos Andrew Wan/Jonathan Crow, aTonalHits, Mandolini/Poulin, ainsi que par des solistes tels que Louise Bessette, Caroline Cren, Julie-Anne Derome, Jérôme Ducharme, Pablo Gómez, Vincent Lauzer, Matthias Maute, Matan Porat et Andrea Tyniec, et des chanteurs comme Marie-Annick Béliveau, Émilie Laforest et Vincent Ranallo. 

Son travail a été présenté lors de nombreux festivals et séries de concerts, dont le Festival Montréal/Nouvelles musiques (MNM), le Symposium international d’art in situ de la Fondation Derouin (Val-David), le New Wave Composers Festival (Toronto), le Foro internacional de musica nueva Manuel Enriquez (Mexico) et le Zeitlupe – Hannoversche Gesellschaft für Neue Musik (Hanovre). Ses œuvres sont interprétées régulièrement au Québec, ailleurs au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Colombie, en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en plus d’être radiodiffusées sur les ondes de CBC Radio Two et d’Espace Musique de Radio-Canada. Certaines de ses pièces ont été enregistrées sous étiquettes Analekta, Kohlenstoff, Mel-Bay et Starkland.

Maxime McKinley a reçu le Prix Opus « Compositeur de l’année » 2012-2013 du Conseil québécois de la musique, le Prix d’Europe de composition 2009 (Prix Père-Fernand-Lindsay), onze prix au concours national Jeunes compositeurs de la Fondation Socan (dont le Grand Prix John-Weinzweig ex-aequo en 2011), et le Prix collégien de musique contemporaine (2011). Sa pièce Hommage à Louis C. Tiffany, composée pour l’inauguration de la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal, étaitnommée pour le Prix Opus « Création de l’année » 2011-2012. Il a aussi été sélectionné pour participer au Young Composers Program du Centre national des arts (Ottawa) et à la tournée pancandienne Génération 2006 de l’Ensemble contemporain de Montréal. Il a obtenu diverses bourses pour ses travaux, notamment du Conseil des Arts du Canada (CAC), du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), de la Fondation Socan et du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC). Il est membre de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique du Canada (Socan) et compositeur agréé du Centre de musique canadienne (CMC). Il a été membre du comité artistique de la Société Codes d’accès (2002-2003), du conseil national de la Ligue canadienne des compositeurs (LCC, de 2009 à 2014), du comité artistique de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ, de 2008 à 2016), du conseil d’administration de la SMCQ (de 2012 à 2016), et fait présentement partie du comité de rédaction de la revue Circuit, musiques contemporaines (depuis 2012), dont il a été le directeur administratif et le secrétaire de rédaction de 2010 à 2012, avant d’être nommé rédacteur en chef et directeur général en 2016. 

Plusieurs textes de McKinley ont été publiés au Québec, en Belgique et en France, notamment des articles sur la musique dans les revues CircuitSynergie et la Revue des Sciences Humaines (RSH), ainsi que des poèmes dans les revues Le Quartanier et Les écrits. Son article sur la compositrice Nicole Lizée, paru dans Circuit, s’est mérité le Prix Opus « Article de l’année » 2013-2014. En 2017, ses échanges avec Pascal Dusapin (correspondance et entretiens) ont été publiés en France par les Presses universitaires du Septentrion. 

Il a été compositeur en résidence à la Chapelle historique du Bon-Pasteur de septembre 2011 à mai 2014. De 2014 à 2016, il était chercheur postdoctoral à la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique de l’UQAM, où il a travaillé à un projet de recherche-création sur la poésie de Philippe Beck. Il était professeur invité à la Faculté de musique de l’Université de Montréal en 2019-2020. Depuis 2017, il est professeur occasionnel au Conservatoire de musique de Montréal. 

Autres ressources :

Maxime-McKinley

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